Le vent souffle sur nos traces depuis toujours

Michel Bourçon

Collection : Nuits indormies

Dimensions : hauteur : 19 cm    largeur : 12,5 cm

nombre de pages : 106

Façonnage : broché imprimeur

Parution septembre 2021

Prix public 12 €

ISBN : 978-2-9573810-5-0

Le vent souffle sur nos traces depuis toujours.jpg

Présentation

Le recueil poétique Le vent souffle sur nos traces depuis toujours de Michel Bourçon touche au coeur des lectrices et des lecteurs par sa propension à saisir ce qui nous fige, dans un quotidien minuscule et pourtant infini.

Le temps s'arrête à la fenêtre, à l'intérieur de nos têtes, l'oiseau trace sa route, strie le ciel, et le poète, tel un peintre pointilliste, rassemble toute la vie contenue dans ces signes pour nous rappeler que nous vivons et nous vibrons encore, nous lovant dans la sensation de chacun de ses poèmes.

Extrait

on lègue ce que l'on méconnaît à une clairière intérieure

 

comme le paysage on écoute

le chant d'automne d'une mésange

 

pas plus que les feuilles le calme ne persiste dans son flux lumineux

où l'ombre d'une envergure recouvre ce que l'on croit savoir

 

on reste là

le regard perdu dans un ciel 

persécuté par les oiseaux

                                              ***

nous n'aurons pas connu la vie

durerait-elle encore indéfiniment

car nous n'habitons pas la terre

seul un corps

avec juste assez de soi

pour vouloir en partir

                                              ***

les yeux posés sur les lattes du parquet

l'esprit tente d'avoir leur apparence

lorsqu'elles brillent lisses

dans le matin qui se hisse sur la ville

pour les laisser ensuite

à leur immobilité

en considérant seulement la pièce à vivre

 

il n'y a plus en tête

l'idée de les voir

elles reviennent pourtant

une fois dehors

s'aligner impeccablement dans le souvenir

éphémère où elles luisent

comme les fruits d'un marronnier

qui tombent et hors de leur bogue

roulent çà et là sans demeurer

dans la conscience de l'arbre

                                             ***

on lègue ce que l'on méconnaît à une clairière intérieure

 

comme le paysage on écoute

le chant d'automne d'une mésange

 

pas plus que les feuilles le calme ne persiste dans son flux lumineux

où l'ombre d'une envergure recouvre ce que l'on croit savoir

 

on reste là

le regard perdu dans un ciel 

persécuté par les oiseaux

                                              ***

nous n'aurons pas connu la vie

durerait-elle encore indéfiniment

car nous n'habitons pas la terre

seul un corps

avec juste assez de soi

pour vouloir en partir

                                              ***

les yeux posés sur les lattes du parquet

l'esprit tente d'avoir leur apparence

lorsqu'elles brillent lisses

dans le matin qui se hisse sur la ville

pour les laisser ensuite

à leur immobilité

en considérant seulement la pièce à vivre

 

il n'y a plus en tête

l'idée de les voir

elles reviennent pourtant

une fois dehors

s'aligner impeccablement dans le souvenir

éphémère où elles luisent

comme les fruits d'un marronnier

qui tombent et hors de leur bogue

roulent çà et là sans demeurer

dans la conscience de l'arbre

                                             ***