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Mode mineur

Fabrice Farre​

Collection : Nuits indormies

Dimensions : hauteur : 19 cm    largeur : 12,5 cm

nombre de pages : 92

Façonnage : broché imprimeur

février 2026

Prix public 14 €

(Frais de port 3€)

ISBN :978-2-493404-18-3

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Présentation

La note est posée, naturelle. Progressant au fil des poèmes, elle s’ancre subtilement dans le  pays d’origine, dans la vie quotidienne.

​

Au fil des montées et descentes en gammes maternelles et personnelles, tout en profondeur et philosophie, le poète honore ces présences telles des ombres et ces rêves dans la fuite du temps, qui patinent le sentiment de passer à côté de soi.

​

Chez Fabrice Farre, le souvenir a lui aussi sa part des anges : « Risquer sans cesse chasse l’oubli. »

couverture Mode mineur.jpg

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Extraits

​Sur un coin de table moussait le café, le temps où, la tête levée
dans les nuages synthétiques, nos paroles fusaient. Les photos 
aux murs et tous ces signes revenant, aussi vagues que mer et nous, 
nous répétions le nom où nous vivions : 

                                                              Le Gourmandi, Gourmandi, dis
le sais-tu encore, 
toutes nos journées de pluie percées de petits yeux clairs,
l’odeur des imperméables noircis, avant qu’ils ne sortent

 

*

​

Avec le vent qui titille les fibres solaires,
celles de ces cheveux, la couleur
du pain de peau où brûlent des yeux

​

de toi, ombre bleue, à l’autre, cœur vert
quelle saison encore vécue sous l’arbalète des roseaux
sans fin, quelle surprise en présence de deux
sentiments qui, de ramure en ramure, ombragent nos têtes.

 

Ton cœur s’évase, on y trouve une grande allée
des arbres grimpants la contiennent,
aux branches guimbardent des feuilles clés de vie.

​

Le gravier revit sous les pas de l’autre que tu laisses entrer,
la mer de l’émotion les assombrit_; il s’aligne comme
une route hors-champ et les deux voies sont distinctes
soudain : l’une humble, l’autre réfutant le cadre où tu l’enfermes

​

*


À Mihaela-GenÅ£iana StăniÅŸor

 

Cinq lettres pour le même nom, que je sache nommer l’endroit
ou hésiter encore à l’idée de ta présence : Cibin*, le temps coule 
en vain,

​

ta rivière coupe mon champ sauvage_; elle compte te retrouver,
tombe dans un autre mot du même nombre de lettres : oubli.
L’Oubli... Tu viens habiter chez moi sans préavis, sans que je sache
qui viendrait le libérer des remous en franchissant ton absence.

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