top of page

Plus loin que nos rivières

 Stève-Wilifrid Mounguengui

Collection : Nuits indormies

Dimensions : hauteur : 19 cm    largeur : 12,5 cm

nombre de pages : 82

Façonnage : broché imprimeur

mai 2026

Prix public 14 €

(Frais de port 3€)

ISBN : 978-2-493404-22-0

Acheter avec PayPal

Présentation

Au cœur de la mémoire, le geste, la sensation du paysage. Chaque jour, vivante dans les mots du poète, elle traverse temps et distance.

Mémoire et enfance indissociables, socle de l’identité, source du renouveau de soi.

Dans la lutte acharnée contre l’effacement, la résistance s’organise, se bâtit de « signes et de papier » entre nostalgie et mélancolie.

Mêlant récit autobiographique, fragments poétiques et réflexions philosophiques, Stève-Wilifrid Mounguengui questionne dans Plus loin que nos rivières la capacité d’habiter entre deux rives du monde et de s’enraciner dans l’écriture, force créative au-delà des fragilités de l’exil.

Lire le début

couverture Plus loin que nos rivières.jpg

Extraits

Écrire, hors du sortilège de la nuit, quand l’aube affleure aux élans nouveaux. Écrire hors de l’origine de ce pays qui palpite dans le lointain. Longtemps, j’ai vécu amarré aux mirages du retour. Je traversais la ville étrangère avec mes vieux rêves pliés dans un sac à dos. Dans mon songe, j’accédais aux rivages du pays. Je me réveillais toujours ailleurs, dans le tourbillon du vertige. Écrire, c’est toujours écrire des fantômes qui traversent la brume, dessiner des silhouettes de revenants à la lisière de la nuit. Poser sur la page blanche des voix qui me précèdent, des voix disparues qui m’appellent. Écrire dans les jours en déroute le pli des rivières qui brûlent à l’horizon de nos mémoires. Comme faire tomber la pluie sur la saison sèche pour préparer les semences à venir. Il n’y a rien dans ce geste, sinon sa vanité, sa fragilité et cette capacité à légender une vie.

...

Je porte dans ma mémoire

des constellations éternelles

des ciels de nuit bleus comme des aurores

 

Mon tambour éteint

raconte le bruit du monde

ce fracas amarré aux lisières

Entre mes doigts

coulent des rivières

dont la source est l’enfance

...

Je ne cesse

de désamarrer l’enfance

de battre des ailes vers l’horizon

 

Malgré tout

il faut se résoudre

à creuser vers la lumière

Il n’est rien

entre les arbres et les étoiles

qui ne me ramène aux odeurs fragiles 

...

bottom of page